Être bien organisé : tout un art !

Les difficultés d’une bonne organisation :

J’ai pendant très longtemps, à vrai dire trop longtemps, fait des listes et des plannings pour m’organiser.
Le problème c’est que j’en faisais trop.
J’avais des listes de choses à faire, les fameuses « To Do List » sur mes cahiers, sur mon ordinateur… sans succès.
J’ai tenté l’utilisation d’application pour m’organiser ; ces fameuses applications qui promettent de tout centraliser et de nous changer la vie pour 4,99€. En vain !
J’ai rempli jusqu’à plus soif mes calendriers, je les ai synchronisés, avec des rappels, des alarmes (souvent doublées par peur d’oublier). J’ai même acheté des tableaux blancs Veleda grand format et les jolis feutres qui vont bien avec, dans un dernier sursaut de créativité. Rien n’a changé.
Ma femme me répétait sans cesse que mes listes trainaient partout et objectivement elle avait raison. Des multitudes de feuilles volantes dans tous les coins de la maison ! Des post-it, mais aussi des feuilles A4, de différentes couleurs (c’est plus joli), certaines coupées en 2, en 4… Bref vous l’aurez compris, plus je voulais m’organiser, plus je m’éparpillais.

J’ai alors décidé que j’en avais assez. Assez d’empiler ces tonnes de choses à faire aussi diverses et variées qu’appeler l’expert comptable ou acheter des pamplemousses pour mon smoothie du matin. J’ai décidé de revenir à l’essentiel. J’ai donc fait du tri. Et ce tri m’a fait un bien fou !

Comment ai-je procédé pour enfin parvenir à m’organiser ?

J’ai choisi. Choisi ce qui est important pour moi.
Ces listes étaient une source de stress permanent. Chaque soir, ou chaque matin, je remplissais frénétiquement une page de tâches qu’il me serait impossible de réaliser dans la journée !

•    1er apprentissage : ce n’était pas réaliste
•    Ce que j’ai changé : je me suis fixé 1 à 2 missions prioritaires dans la journée. Pas plus !

Les 4 secrets d’une organisation quotidienne réussie et sans stress :

1/ Je fais attention à moi.
Dès le matin je fais ce qui est important pour moi :
–    Étirements pour un réveil en douceur
–    Respiration synchronisée pour me centrer
–    Petit déjeuner vitaminée à base de fruit pour l’énergie
–    Gratitudes pour mon équilibre
–    Lecture pour mon développement personnel

2/ Je vais au bout des choses.
Quand je me mets sur une mission de ma journée, je m’y mets complètement, totalement et jusqu’au bout. En clair je la termine. Je ne me laisse pas interrompre par les autres, les mails, les messages, les appels, les mouches… Je suis concentré sur ma tâche. Cela peut être la conception d’une formation, d’une conférence, la réalisation d’une vidéo de motivation ou d’une intervention chez un client.

3/ Je sors m’oxygéner.
Je fais au moins une ballade de 30 à 60 min dans la journée, de préférence en milieu de journée lorsque la luminosité est la plus forte (ça régule l’organisme !). Durant cette ballade je m’aère surtout l’esprit. Moins je pense, mieux c’est ! Simple, non ? Et pas facile à faire. C’est une question de choix conscients et d’habitude.
4/ Je fais du sport, 3 à 4 fois par semaine. Un tennis, un tour en vélo, de la musculation, au choix.

Il n’y a rien de sorcier dans cette méthode.

Elle me rappelle une célèbre histoire : celle des gros cailloux. Et j’aimerai la partager avec vous (le texte de l’histoire provient du site gigistudio)

Un jour, un professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le prof n’avait donc qu’une heure.

Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le prof sortit une sorte d’aquarium (un grand bac d’environ 7 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de gros cailloux et les plaça délicatement, un par un, dans le grand bac. Lorsque le bac fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

« Est-ce que ce bac est plein? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux. Les morceaux de gravier se glissèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du bac.

Le prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein? ». Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.

L’un d’eux répondît: « Probablement pas ! ».

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le bac. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein? ».

Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :

« Non! ».

« Bien! » répondît le prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le bac jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? « 

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire « .

« Non » répondit le vieux prof. « Ce n’est pas cela.

La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le bac, on ne pourra jamais les faire entrer ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie? »
« Votre santé? »
« Votre famille? »
« Vos ami(e)s? »
« Réaliser vos rêves? »
« Faire ce que vous aimez? »
« Apprendre? »
« Défendre une cause? »
« Prendre le temps…? »
« Ou… toute autre chose? »

 

Les petits cailloux

Et vous quels sont vos gros cailloux ?

Je vous invite à les partager en commentaires. Y réfléchir, les imaginer, les ressentir puis les écrire représente déjà en une prise de conscience importante. Tentez l’expérience.

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