J’étais toujours énervé ! Je prévoyais toujours trop de choses à faire dans la journée. Résultat j’étais toujours sous pression. Le moindre grain de sable venait enrayer la machine et je pouvais exploser ! Exploser de colère souvent ! Ah oui… J’ai aussi longtemps cru que c’était à cause des autres que je m’énervais, alors que c’était simplement de mon fait.

La peur de l’échec mène à la perte de contrôle

Je m’énervais car je n’atteignais pas les objectifs que je me fixais. Objectifs totalement irréalisables au passage ;). Je m’énervais parce que tout mon être avait peur. Peur de l’échec : ne pas réussir à tout faire. Et à ce stade, ce n’est plus rationnel, c’est chimique !

 

Une personne qui crie sur une autre a perdu le contrôle. J’entends par là que cette personne est en difficulté, en dehors de sa zone de confort. Elle ne maîtrise plus, et ne l’accepte pas. Tout son corps, via ses émotions, est en état de danger et crier est la solution trouvée pour se défendre.

 

Vous remarquerez que d’autres fuient. Ceux-là ne veulent pas affronter. Refuse le conflit. Est-ce mieux que de crier ? Ce que je sais, c’est qu’une fois encore c’est de l’inconfort. Les anglais appellent cela « Fight or Flight » : se battre ou fuir.

Se battre ou fuir, pourquoi ?

Il y a bien longtemps, l’homme a lutté pour préserver son espèce (genre quand nous étions un peu plus poilus vers cro-magnon). Notre cerveau est notre disque dur, il a pour mission de nous préserver. Alors, il nous fait adopter des comportements appropriés en fonction des événements. A l’époque : se sauver devant un mammouth menaçant ou se battre pour chiper quelques baies à une tribu adverse (enfin, j’imagine…). Bon cette période a un peu duré et cela ne fait pas si longtemps que nous sommes civilisés. Alors aujourd’hui notre cerveau, à la moindre contrariété, croit que nous sommes en danger, genre nous sommes pourchassés par un ptérodactyle ou notre grotte vient de s’effondrer ! (Pour illustrer mes propos je vous invite à visionner en famille « Les Croods »). Il fait donc son travail et nos comportements suivent. Ils sont simplement disproportionnés. Ce n’est pas grave ☺. Il suffit de respirer. Oui, oui. Respirer. Cela donne le signal à notre cerveau que nous sommes en sécurité !

 

Donc vous l’aurez compris, quelqu’un qui râle sans cesse, qui s’emporte sur les autres, voire hurle se sent en danger. Est-ce un réel danger (genre il va mourir ?), non ! Pareil pour celui qui fuit. Vous savez celui qui ne répond jamais à vos mails… Quelque part, il est dans un inconfort et sa peur parle.

 

Pour que cela change, il faut changer les choses. Sachant que les mêmes actions provoquent le même résultat, alors je dois changer les choses. Par exemple, aujourd’hui, je fais attention de ne pas me mettre en danger par rapport aux tâches que je me fixe. Du coup mon cerveau ne se sent plus en danger : c’est aussi simple que ça.

 

Alors, qu’allez-vous changer dès aujourd’hui ?

 

Grégory Drivet

 

 

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