Hier je me suis mis en colère ! Et oui ça arrive à tout le monde. J’aime bien dire que, souvent, on pense qu’un coach est un surhomme. Que genre, comme il est coach alors il est zen en toutes circonstances. Comme je suis coach motivateur, il faudrait que je sois toujours motivé, au taquet, la patate, la banane… Qu’un coach ne serait jamais fatigué, triste ou en colère ! C’est comme penser qu’un humoriste est toujours drôle. Que dès qu’il se lève le matin, il raconte des blagues, vanne et met tout le monde de bonne humeur. Il paraît que dans la vraie vie les humoristes ne sont pas très drôles. Faire rire c’est leur métier.

Je fais facilement le parallèle avec mon métier de coach !

Je ne suis pas coach. Coach est mon métier et un de mes rôles. Je suis avant tout un être humain et j’ai plusieurs rôles dans ma vie. J’ai ce rôle de coach-motivateur avec les personnes que j’accompagne. J’ai également le rôle de papa, de mari, de tennisman du dimanche, d’entertainer… D’autres rôles sont moins évidents et existent tout de même : j’ai le rôle du financier pour les comptes de la maison. J’ai pris ce rôle. Je suis le garant des finances. J’ai également le rôle de l’organisateur. Cela signifie que j’organise volontiers le temps pour les activités familiales. Lors de nos séminaires, je garde volontiers le temps (c’est-à-dire que je m’assure que nous soyons dans les temps par rapport au programme). J’ai également le rôle de l’inspecteur des travaux finis. Je vais volontiers laisser traîner un œil sur ce qui se passe et reprendre les personnes si ce n’est pas fait comme je le pense. Je n’aime pas trop ce rôle. Il me parasite. Il appelle souvent un autre rôle : celui du gendarme. Le gendarme verbalise, sanctionne.

Vous l’aurez compris, nous avons tous plusieurs rôles. Et ce n’est pas immuable !

Je peux abandonner des rôles et en prendre des nouveaux. Par exemple, si vous avez le rôle de la lavandière et que vous aimeriez partager ce rôle (voire même le refiler), il suffit de le dire. Alors je ne dis pas que c’est simple. Toutefois, si je ne dis rien et que ce rôle ne me plaît plus alors je vais le subir. Le mieux est d’en parler et de le proposer, de voir si quelqu’un peut le reprendre ou bien directement le déléguer.

Dans notre famille ou au travail, cela arrive fréquemment. Je me rappelle, durant mes années en entreprise, l’éternel problème de la machine à café. Dans les différents bureaux où j’ai travaillé, nous n’avions pas de distributeurs automatiques à café, alors nous avions une cafetière. Il fallait donc nommer des préposés à la cafetière. Vous connaissez cela j’en suis sûr. Vous savez, celui qui achète le café, les filtres, et aussi celui qui fait le café. Sans oublier celui qui nettoie la cafetière. En général peu de monde souhaite prendre ce rôle. Lorsque quelqu’un se dévoue, il aime bien être épaulé dans ce rôle, car sinon il va le subir à un moment ou à un autre. Et c’est là qu’un conflit peut éclater. Oui, oui pour une cafetière !

Il est bon de prendre en compte les rôles de chacun et de les nommer. Car un rôle que nous n’acceptons pas ou plus peut nous pourrir la vie et déclencher des conflits.

Et vous, quels sont vos rôles ?

 

Grégory Drivet

 

 

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