Faut-il fuir le conflit à tout prix ?

 

Il y a 2 écoles : ceux qui cherchent à tout prix à éviter le conflit et ceux qui avouent que ça ne les dérange pas, avec ce petit sourire qui en dit long… On se demande même à quel point ils n’aiment pas ça !

Il y a quelques jours un client me disait que gueuler un bon coup, de temps en temps, ça lui faisait du bien et que ça remettait les choses à leur place. OK, mais quelle ambiance cela créé-t-il ? En coaching, je parle de champ émotionnel. Remémorez-vous un moment ayant existé, familial ou professionnel, où vous avez subi ou provoqué un conflit. L’ambiance n’y était certainement pas top top… Ceux qui se sont fait remonter les bretelles ne mouftent pas, voire se rebiffent. Celui qui accuse monte sur ses grands chevaux, vociférant devant tous ces « incapables » ! Le champ émotionnel est électrique ou lourd selon le conflit. En tous les cas, nous sommes loin de l’harmonie dans le groupe et d’une énergie positive.

 

Le conflit nous met dans un inconfort et nous avons 2 manières de réagir :

  • Y répondre avec la même intensité, comprenez se défendre en se justifiant ou en attaquant à son tour.
  • Chercher à l’éviter à tout prix en fuyant ou en se murant dans son silence (en attendant patiemment que l’orage passe).

 

Ces 2 attitudes ont pour effet d’exciter encore plus l’accusateur, soit parce qu’en répondant vous surenchérissez et s’en suit un combat de coqs, soit parce que votre silence l’affole et qu’il ne peut même pas comprendre comment c’est possible que vous n’ayez rien à dire ! … Voyons !

 

Je suis passé par là. J’ai souvent piqué de grosses colères, incapable de maîtriser mon émotion. C’était plus fort que moi, un événement (souvent quelconque et même anodin au regard de l’autre) avait le don de me faire sortir de mes gonds. J’étais capable d’entrer dans une colère noire (foncée) en une fraction de seconde. Bien sûr, il m’arrivait souvent de regretter ce moment après coup, me disant que je m’étais encore laissé déborder et pour quel résultat au bout du compte… Oui, on obtient rarement ce que l’on veut dans le conflit. La peur n’a jamais rien réglé de façon durable et constructive.

 

Alors comment fait-on pour résoudre les conflits ?

 

Voici quatre conseils à mettre en pratique immédiatement :

 

  • En rester aux faits : ne pas accuser.

Par exemple, remplacez « Martin est maladroit » (qui est un jugement) par « Martin a fait tomber la pile de dossiers » (qui est un fait objectif). Pour transformer votre jugement en fait, posez-vous la question « Qu’est-ce qui me fait dire cela ? »

Osez également exprimer vos émotions. Par exemple, remplacez « tu me fatigues » par « je suis fatiguée de t’entendre parler si fort au téléphone ».

La clé est de préférer l’utilisation du « JE » au lieu du « TU ».

 

  • Être positif

Nous avons tendance à voir le côté négatif et le verre à moitié vide. Alors évidemment, cela va actionner nos émotions négatives comme la peur ou la colère. Sachez qu’il y a du positif dans tout ! Peut-être qu’à la fin de la journée, je n’ai pas pu faire tout ce que j’avais prévu. Je peux donc m’en vouloir, me le reprocher et même le reprocher aux autres et me trouver de « bonnes excuses ». La vérité est que j’ai tout de même accompli bon nombre de choses. Alors pourquoi ne pas choisir le verre à moitié plein et s’en féliciter ?

La clé : au lieu de blâmer quelqu’un pour ce qu’il n’a pas fait ou ce qu’il a raté, cherchez le positif ; ce qu’il a fait ou réussi puis seulement après proposez un axe d’amélioration.

 

  • Démarrer en douceur

Très souvent lorsque nous sommes contrariés ou déçus, nous sommes capables d’exploser en une fraction de seconde. Nous montons dans les tours, nous bouillons et BIM ça explose ! Ce comportement n’a jamais favorisé la compréhension et le calme en face.

La clé : préférez commencer en douceur et encore une fois attachez-vous à mentionner les faits. Au besoin, prenez un temps pour la réflexion ou la respiration. Allez physiquement vous aérer ou faire un tour pour faire redescendre la pression.

 

  • Retrouver le moment déclencheur

Parfois aucune de ces clés ne fonctionne durablement. Si vous avez l’impression que ce ne sont que des pansements, c’est qu’il y a un élément inconscient qui vous fait agir de la sorte. Ce n’est pas bien grave. Le seul souci, c’est que tant qu’il restera inconscient, vous agirez inlassablement de la même façon. Il faut donc le remonter à la conscience. Bien souvent, ce mode de fonctionnement s’est créé en réaction à un événement passé et est bien inutile aujourd’hui. Il vaut mieux en être conscient.

La clé : être accompagné par coach permet d’être conscient de ses peurs, de les identifier clairement et d’agir sur elles. Vous ne subissez plus. Vous comprenez vos émotions et vous êtes pleinement conscients de vos choix.

 

Et vous comment réagissez-vous lors d’un conflit ? Je vous invite à partager vos expériences en commentaires et partagez l’article s’il vous a été personnellement utile.

uniqpeople.fr